Noces de Cana

P. Elias Adess

Chers Frères et sœurs

« En ce début de Carême, ces paroles,“convertissez-vous et croyez en l’Évangile” sont adressées à chacun de nous.

Dans l’évangile d’aujourd’hui (cf. Jn 2, 1-11), le récit témoigne du premier miracle de Jésus. Le premier de ces signes prodigieux s’est déroulé dans le village de Cana, en Galilée, lors d’une fête de mariage. Cette fête symbolise les noces de Dieu avec l’humanité. Parce que Jésus, attendu depuis des siècles, réponds aux invitations de son peuple. Jésus comble toujours notre attente. C’est par la sagesse de la Vierge Marie que Jésus intervient et pose ses mains. La vierge Marie est le chemin parfait qui mène à Jésus. Au soir des noces, dans le village de Cana se trouvait Jésus et Marie, invités. Seulement, il manquait de vin ! Il faut se rappeler que le Vin dans la bible représente la joie de la connaissance de Dieu, c’est la Parole de Dieu !

Tout le mystère du signe de Cana est fondé sur la présence de cet époux divin qui commence à se révéler. Jésus se manifeste comme l’époux du peuple de Dieu, annoncé par les prophètes, et nous révèle la profondeur de la relation qui nous unit à Lui : c’est une nouvelle Alliance d’amour.

Et Marie est là pour prier son fils, et nous affirme : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Ces mots sont un héritage précieux que notre Mère nous a laissé. Et effectivement, à Cana, les serviteurs obéissent. Servir le Seigneur signifie écouter et mettre sa parole en pratique. C’est la recommandation simple et essentielle de la Mère de Jésus, c’est le programme de vie du chrétien.

Je voudrais souligner une expérience que beaucoup d’entre nous avons faites dans notre vie. Lorsque nous sommes dans des situations difficiles, quand surgissent des problèmes que nous ne savons pas résoudre, lorsque nous sentons si souvent de l’anxiété et de l’angoisse, lorsque la joie manque, dirigeons-nous vers Marie et disons : « Nous n’avons plus de vin. Le vin est fini : regarde comment je suis, regarde mon cœur, regarde mon âme ». Et elle ira voir Jésus pour lui dire : « Regarde celui-là, regarde celle-la ». Et puis, elle reviendra vers nous et elle nous dira : « Tout ce qu’il vous dira faites-le ».

Pour chacun de nous, puiser à la jarre équivaut à faire confiance à la Parole et aux sacrements pour faire l’expérience de la grâce de Dieu dans notre vie. Alors nous aussi, comme le maître de la table qui a goûté l’eau transformée en vin, nous pouvons nous exclamer : « Tu as gardé le bon vin jusqu’à présent » Jésus nous surprend toujours. Parlons à la Mère pour qu’elle parle à son Fils, et Il nous surprendra.

Je voudrais partager avec vous un beau texte de St Ephrem à propos de ce miracle :

 » Bienheureuse es-tu illustre cité de cana

Chez toi, le premier – né a préfiguré le sacrement nouveau, au cours du repas , il a préfiguré son sang. Les sacrements célestes constituent l’union nuptiale car lorsque nous mangeons son Corps et nous buvons son sang , lui est en nous , et nous en lui  »

Que la Sainte Vierge nous aide à répondre à sa parole : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le », afin que nous puissions nous ouvrir pleinement à Jésus, en reconnaissant dans la vie quotidienne les signes de sa présence vivifiante.

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