Homélie Les faux prophètes

Troisième dimanche après l’Exaltation de la Croix

P. Joseph G. EID

Évangile du jour

Mt 24 : 23-31

Il surgira des faux messies et des faux prophètes, ils produiront des signes grandioses et des prodiges, au point d’égarer, si c’était possible, même les élus.

Chers frères et sœurs, ce passage de l’évangile de Matthieu que nous venons d’entendre fait partie du discours sur la fin des temps du chapitre 24 et 25, où Jésus alerte ses disciples sur les difficultés et les défis, les atrocités qui caractériseront ces temps-ci, et auxquels devront faire face ceux qui sont appelés à le suivre. Jésus ne mentionne pas de date particulière quand les disciples l’interrogent à propos de la fin. Il est plus concerné par la mise en garde de ces derniers et par leur éducation ; il veut les préparer à faire face à cette fin. Mais ce qui est plus important pour le Christ, c’est que nous ne passions pas notre temps à nous soucier des temps à venir, au point que cela devienne une obsession. Il souhaite plutôt que nous nous préoccupions de l’instant présent. Il veut nous encourager à tenir ferme dans la foi, et il nous donne les outils nécessaires pour faire face aux persécutions, aux tentations et aux moments sombres de nos vies.

Une des grandes tentations serait, d’après ce texte, la séduction des faux-prophètes. Et ne vous détrompez pas, parfois il n’est pas si évident de discerner les faux-prophètes. Et, aujourd’hui comme hier, les faux-prophètes sont nombreux et peuvent mener, aussi bien les élus que les chrétiens, à l’égarement. Ils peuvent nous dérouter et nous convaincre. Ils pensent détenir personnellement la/les vérité(s) qu’ils proclament. Rappelez-vous certaines sectes qui nous ont martelés en nous proposant des dates précises sur la fin des temps. Vous avez sans doute regardé ou entendu parler des films en 2012 sur la fin.

Chers frères et sœurs, une des dimensions de notre baptême, en tant que membres du corps du Christ, c’est d’être prophète. Et la prophétie, au sens biblique, a diverses caractéristiques : une relation intime avec le Seigneur ; un zèle missionnaire qui pousse le prophète à dépasser sa peur afin de transmettre la parole de Dieu et d’en être le témoin. Le prophète est également celui qui cherche à mettre en évidence la gloire de Dieu et non sa gloire personnelle. Il est surtout quelqu’un qui reconnaît sa fragilité et qui la remet entre les mains de Dieu. Rappelez-vous Moise et Jonas. Mais ce qui caractérise la prophétie chrétienne, c’est qu’en plus des caractéristiques déjà mentionnées et bien d’autres, le chrétien est surtout porteur de la croix, à la suite du Christ. Il est également porteur d’espérance, lumière qui surgit de l’expérience de sa propre passion unie à celle du Christ, lumière qui éclaire l’obscurité. Le chrétien est, comme le dit st Paul, quelqu’un qui a sa citoyenneté dans les cieux.

Malheureusement, certains peuvent perdre la voie, oublier l’appel qui leur a été conféré de par leur baptême. Leur témoignage devient alors un faux témoignage. Ce sont là les faux-prophètes, les faux-messies dont parle l’évangile. Certes, le Christ nous alerte en nous disant que certains produiront même des signes grandioses et des prodiges. Mais un faux-prophète est avant tout un chrétien déchu qui se comporte, comme le dit st Paul, en ennemi de la croix du Christ. Il s’agit de quelqu’un qui met sa gloire dans ce qui fait sa honte. Il s’agit de quelqu’un qui vit pour ce monde. Il œuvre, consciemment ou inconsciemment, pour égarer les autres du vrai chemin. Nous risquons nous-mêmes de devenir des faux-prophètes quand nous vivons sans espérance, quand nous ne bâtissons que des demeures terrestres, quand nous nous accroupissons dans un coin et que nous n’allons pas de l’avant, témoignant avec espérance de notre foi. Nous devenons de faux-prophètes quand nos cœurs s’endurcissent et quand l’indifférence règne en reine dans notre quotidien. Nous devenons des faux-prophètes quand nous perdons les repères moraux que nous enseigne notre église, quand tout devient permis et que nous n’arrivons plus à distinguer le bien du mal.

Chers frères et sœurs, nous sommes citoyens des cieux. Rappelons-nous notre grandeur et notre dignité. Croyons fermement en nous, car Dieu croit en nous. Ne tournons pas notre dos à notre appel premier. Demeurons fermes sur le droit chemin, chemin de beauté, de bonté et de vérité.

Notre gloire découle de la gloire de Notre Seigneur, à Lui la gloire à jamais.

Homélie Deuxième dimanche après l’Exaltation de la Croix

P. Béchara AOUN

Évangile du jour

“ À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira “.

Frères et sœurs, nous sommes au deuxième dimanche du temps de la croix. Dimanche dernier, Jean et Jacques demandent au Seigneur : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire». Et ce dimanche, les disciples demandent à leur maître, en privé sur le mont des Oliviers : « quel sera le signe de ta venue et de la fin du monde ?»

Plus que trois ans pour arrêter un changement climatique irréversible. C’est ce que nous avons entendu ou lu l’année dernière à travers les médias. Ce genre d’information nous met face à nos responsabilités liées à notre manière de vivre. Et en même temps, cela nous donne un sentiment d’impuissance devant l’ampleur de ce qui est annoncé. Nous voyons alors par exemple dans la chaleur excessive un signe précurseur de cette catastrophe. Du coup, certains décident de changer de mode de vie et en adoptent un proche de la nature. Ils consomment moins, ils consomment Bio et que sais-je encore. D’autres au contraire ne se sentent pas concernés. Ils rejettent la faute sur les industriels, les politiques, etc. Certains se sentent découragés, ils se disent que leurs petits gestes écolo quotidiens ne changeront rien à cause des personnes irresponsables qui ne font qu’empirer la situation.

Sur un autre registre, en rapport à la Bible, la grande catastrophe a un nom : la fin du monde. Des sectes telles que les témoins de Jéhovah se servent de ce sujet, fixent de fausses dates. Ils ont des objectifs douteux. Nous savons que l’Église traverse une terrible crise, pas uniquement en Occident, mais aussi en Orient. Cela va-t-il hâter la venue du Christ dans la gloire ? Nous n’en savons rien.

Mais alors comment puis je faire face à la fin du monde ? Que fait le chrétien devant cette catastrophe annoncée par Jésus en personne et qui dépasse l’humanité entière ? Nous pouvons faire face à la fin du monde par la foi. Nous avons cette assurance : la victoire est remportée. Christ est mort, Christ est ressuscité, Christ reviendra. Avant d’être assassiné par les Nazis, Dietrich Bonhoeffer , théologien et pasteur luthérien allemand, déclare : «notre victoire est certaine ». C’est exactement pour cela que tant de saints et de martyrs ont donné leur vie, à l’image de Takla que nous fêtons demain.

En attendant la seconde venue du Seigneur dans la gloire, rendons grâce au Seigneur pour le temps présent en suivant les directives de Saint Paul données aux Corinthiens « Reprenez donc vos esprits, et ne péchez pas ». Je rends grâce au Seigneur aussi pour toutes les personnes très attentives à la propreté de l’église et de la nature qui l’entoure, ramassant les déchets pour que toute la communauté se sente bien chez elle. Votre geste nous donne envie de prendre soin de la nature à notre tour, en jetant à la poubelle les déchets (gobelets, mégots de cigarettes, etc…).

Et prions pour que Dieu nous donne la force, la sagesse, l’humilité et le courage d’achever, dans la paix et l’inébranlable foi, notre séjour sur terre. Amen

Homélie fête de l’exaltation de la Croix

P. Joseph G. EID

Évangile du jour

L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié

Chers frères et sœurs, nous fêtons aujourd’hui la fête de l’exaltation de la croix. Cette heure de gloire, c’est l’heure de la passion de notre Seigneur, l’heure de la crucifixion du Fils de l’homme qui s’abandonne entre les mains de son Père, pour nous révéler que l’Amour de Dieu est vainqueur de la souffrance et de la mort, pour nous dévoiler que notre vie trouve tout son sens en cet amour qui nous relève de l’absurdité vers la lumière. Nous savons déjà quelle est notre destination finale.

La croix nous révèle un Dieu Père plein de miséricorde qui nous aime d’un amour déconcertant. Un Père tellement écœuré par ce châtiment infligé à Son Fils, mais qui, par amour pour chacun de nous, préfère, j’oserai dire, souffrir en silence. Nous avons tellement de valeur aux yeux de Dieu, au point d’être dignes de Son amour non-mérité. La croix nous laisse pénétrer au cœur même de Dieu et nous révèle la nature même de l’Amour, le vrai Amour… un amour qui se veut sacrificiel pour celui qu’on aime. L’attitude du Fils qui, malgré son angoisse et sa douleur, démontre un courage inégalé. Oui, celui qui aime est courageux, tout en restant doux et humble. La croix nous projette un Jésus patient face aux injures, aux inflictions et aux humiliations, mais qui reste attaché à la volonté de son Père malgré le silence pesant de ce qui peut paraître comme l’absence de ce dernier. Et combien de fois, dans nos épreuves, ne nous sommes nous pas sentis révoltés à cause de ce silence ?

Mais la croix, c’est également l’ultime moment des paradoxes. Et c’est ce qui va vraiment marquer notre cheminement dans la foi. C’est ce qui va faire la gloire du chrétien, sa force et sa sagesse. Certes, la souffrance nous est déplorable, répulsive, mais la croix, elle, le chrétien l’aime et la chérit. Car aussi paradoxal que ceci puisse paraître, notre amour et notre charité chrétienne sont purifiés grâce au feu de la croix.

Déjà dans sa première lettre aux corinthiens, St Paul parle du paradoxe du langage de la croix qui est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais puissance de Dieu pour ceux qui vont vers leur salut. Ceux qui vont à leur perte, ce sont ceux qui ne vivent que pour ce monde. Ce sont plus les raisonneurs d’ici-bas, autrement dit ceux qui sont sages selon la sagesse du monde, la sagesse que Dieu a rendu folle. St Paul va expliquer que le monde, avec toute sa sagesse, ne peut pas reconnaître Dieu, et qu’il en est ainsi par une disposition de la sagesse de Dieu. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à laisser notre intelligence être éclairée par la sagesse de Dieu et, comme le dit St Paul, nous sommes appelés à proclamer quelque chose qui peut paraître comme folie aux yeux des hommes : un Messie crucifié. Ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.

Chers frères et sœurs, la force du chrétien est ancrée dans sa faiblesse et dans son espérance en Dieu. La sagesse du chrétien est vraiment folie, mais heureuse folie qui puise de la sagesse de Dieu.

Le conseil paroissial

Le conseil paroissial réuni autour du prêtre compte actuellement 10 membres. Père Joseph EID (président), Père Béchara AOUN (Vicaire et coordinateur des groupes Fersens), Victor JAWHAR (vice-président), Leyla KOUYOUMJI (secrétaire), Hélène TABET (comptable), Hasmik BOUSTANI (responsable de la Confrérie), Sébastien Renner (trésorier), Samar ANTOUN (Lien entre les équipes), Elie BITTAR (relations publiques), Khalil WEHBE (animation),

Homélie Le Bon Samaritain

P. Joseph G. EID

Évangile du jour

Luc 10, 25-37

« …Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Chers frères et sœurs, je ne vais pas reprendre l’interprétation classique, extrêmement pertinente, des pères de l’église de cette belle parabole de l’évangile de Luc qui met en relief Jésus comme le Bon Samaritain, venu relever et ramener l’humanité blessée et déchue vers l’église (l’auberge) pour nous guérir, surtout à travers les sacrements que sont l’huile et le vin, l’huile de notre baptême et le vin de l’eucharistie.

Certes, c’est le Bon Samaritain qui vient en premier à la rescousse pour nous sauver, mais je préfère aujourd’hui développer ma réflexion à partir de la question initiale du docteur de la loi : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? ». Quelle est ma part de responsabilité aujourd’hui ? Ai-je un rôle à jouer dans l’histoire du salut, la mienne et celle des autres ? Nous connaissons tous la réponse de Jésus qui interroge ce docteur de la loi, en le ramenant à la Loi : « Dans la Loi, qu’y a t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? » et ce dernier va répondre en citant une partie du Shema Israël : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur… et ton prochain comme toi-même ».

Déjà, faisons un petit examen de conscience en ce temps prolongé de la pentecôte qui nous invite à ouvrir nos cœurs à l’action de l’Esprit dans nos vies. Dieu est-il la priorité dans notre vie ? L’aimons-nous de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre force et de toute notre intelligence ? Cette expression, qui nous parait si familière, mériterait une réflexion de notre part. Déjà, elle souligne les aspects divers qui devraient décorer et garnir notre relation avec Dieu. Et ce qui peut nous paraître étonnant, c’est le fait que Jésus rappelle à ce jeune homme qui veut être éclairé et orienté le commandement de l’amour. Ce qui pourrait interpeller certains, une bonne majorité d’entre nous, car l’amour peut-il être commandé ? Dans une perspective biblique, oui. L’amour, chers amis, est un commandement ; d’ailleurs, il est le premier des commandements donnés par Dieu. C’est ce premier commandement qui était censé être l’assise sur laquelle sera formé le peuple de Dieu qui croit en son Dieu Unique. Et cet amour ne se résume pas à l’affectivité. Cet amour devrait être traduit par ma fidélité à la Loi (pour un juif). De nos jours, en tant que chrétien, cet amour se traduit par ma fidélité à ma mission ecclésiale, par ma fidélité à l’enseignement de l’église, par le fait que j’assume mes responsabilités vis à vis de mon épouse/époux, vis à vis de mes enfants/parents, par mon engagement social, par mon honnêteté professionnelle, etc. Et cet amour engage tout mon cœur, toute mon âme, toute ma force et toute mon intelligence. Autrement dit, certes il y a un côté affectif à l’amour, mais il y a également un aspect spirituel. L’amour de Dieu engage aussi notre force. Par force, j’entends que cet amour doit être responsable, éviter la oisiveté. Notre amour devrait donc tendre à l’action et non à la passivité.

Autre point, l’amour se voudrait intelligent. Nous sommes invités à approfondir notre foi. Nous ne deviendrons pas tous des docteurs en théologie, mais nous sommes tous sollicités à approfondir notre foi. Le spirituel et l’intellectuel vont de pair. Nous ne pouvons pas dissocier l’un de l’autre, de même que nous ne pouvons pas dissocier en Jésus sa nature divine de sa nature humaine. Notre spiritualité, me semblerait-il, devrait éviter deux écueils. Le premier serait de tomber dans une spiritualité déconnectée de la réalité de tous les jours ; et le deuxième, dans le sens inverse, de tomber dans trop d’activisme, négligeant sa vie intérieure.

Ce qui nous mène au second volet de la question du docteur de la loi : Qui est mon prochain ? Nous sommes appelés à aimer de tout notre cœur, de toute notre âme, Dieu que nous ne voyons pas à l’œil nu d’une manière concrète, mais qui se traduit par l’amour du prochain.

Chers frères et sœurs, l’interprétation des pères de l’église nous rappelle que chaque personne est concernée par notre amour. Nous sommes tous blessés et nous avons plus besoin de bons samaritains dans notre vie ; ce bon samaritain qui pourrait être un inconnu, un exclu qui pourtant pourrait nous aider à retrouver notre dignité. N’oublions surtout pas que Dieu nous a aimé en premier, que Jésus est le Samaritain par excellence, qu’Il est le rejeton, qu’Il a été méprisé des siens etc. Mais qu’Il nous a, par amour, rejoint sur nos chemins escarpés pour nous venir en aide.

A Notre Seigneur la gloire pour les siècles des siècles. Père Joseph EID

Homélie Le Pharisien et le Publicain

Seizième Dimanche de la Pentecôte 

P. Joseph G. EID

Évangile du jour

Luc 18, 9-14

Chers frères et sœurs, dans l’évangile d’aujourd’hui nous sommes face à une parabole familière, l’histoire du pharisien et du publicain, deux hommes qui, semblerait-il, viennent au temple adorer le Seigneur. Chacun des deux s’exprime différemment sur son expérience personnelle avec Dieu, sur ce que Dieu a accompli dans sa vie et ce qu’à ce qu’il serait en train de faire pour Dieu.

L’évangile de Luc nous présente le pharisien, qui en tant que figure religieuse, en tant que leader, est appelé à montrer l’exemple. Et dans le temple, il décrit ouvertement quel genre d’exemple il est. Il se décrit comme il se voit et il contemple son exemplarité, ses accomplissements. Il est bien d’être fier de soi-même, de ce que nous avons réalisé. Bien plus, il est bien de rendre grâce à Dieu pour la personne que nous sommes etc. C’est ce que fait le pharisien. Il « rend grâce » à Dieu pour tout cela. Il attribue à Dieu le fait qu’il ne soit pas comme les autres hommes… ou encore comme ce publicain. En cela, il dit vrai. Nous sommes tous différents, pas comme les autres. Son propos n’est pas condamnable en soit, mais ce qui est triste c’est qu’il se dresse lui-même en juge condamnant les autres, les traitant d’être voleurs, injustes, adultères.

De plus, sa prière ressemble plus à une éloge personnelle orgueilleuse et vaine qui se vante au détriment des autres. Le problème majeur de certains d’entre nous c’est de penser que nous sommes parfaits, c’est de ne pas reconnaître leurs faiblesses et de passer son temps à examiner les défauts des autres, alors que bien que nous soyons tous différents, nous cheminons tous sur le même chemin, nous traversons tous l’océan dans le même navire, avec nos limites et nos incohérences et avec en bagage la belle complexité de notre condition humaine.

Autre défaut qui nous guette et que nous dévoile l’attitude du pharisien, surtout dans sa manière de prier, c’est de ne pas savoir s’incliner et de ne pas savoir prendre distance en priant, pour précisément repérer ce qui, en nous, nous empêche d’avancer. Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même. Pour prier, nous devons apprendre l’humilité, et nous devons apprendre de ne pas rester centrés sur nous-mêmes, mais plutôt de s’examiner.

C’est ce que nous apprend le publicain qui se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”D’une part, il sait prendre ses distances. Il est dans une attitude d’humilité. Il n’ose même pas lever les yeux vers le ciel. Il se tourne vers Dieu avec espérance tout en reconnaissant ses péchés. Il ne se laisse pas sombrer dans le désespoir à cause de ses péchés, et exprime sa confiance en Dieu à travers sa belle supplication.

A Jésus de déclarer : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

A Notre Seigneur la gloire pour les siècles des siècles.