Homélie septième Dimanche de la Pentecôte

P. Joseph G. EID

Évangile du jour

Luc 10, 1-7

Chers frères et sœurs, le texte que nous venons d’entendre résume en quelque sorte la mission de l’Eglise. J’aimerai d’abord rappeler deux caractéristiques de la mission du peuple choisi qui se manifestent tout au long de son histoire, de son aventure terrestre avec Dieu, et en tirer leçon concernant notre propre mission.

La première chose à rappeler est l’universalité de la mission conférée à ce peuple. Ce qui est mis en évidence dès le début, au chapitre douze du livre de la Genèse, avec l’appel particulier d’Abraham : « Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, etc. En toi seront bénies toutes les familles de la terre ». Notre mission est universelle. Nous sommes appelés à aller en avant, vers les autres, pour témoigner de l’amour de Dieu, témoigner qu’Il est avec nous (Emmanuel).

Le deuxième point important, en lien avec le premier, est le souci dominant des prophètes de préserver Israël qui traversait des difficultés incessantes, dans sa foi face aux différentes tentations, suite aux infidélités, etc. A cause de cela, le peuple d’Israël n’a jamais assumé cette dimension universelle. Jésus se démarque bien sûr des prophètes de l’Ancien Testament et de Jean le baptiste son précurseur.

De l’extérieur, il s’engage dans différentes activités missionnaires. Cependant il ne se contenta pas d’attirer des disciples, mais il les envoya vers les autres. Dans la perspective de Jésus, la mission débutait vers Israël, les brebis perdues de la maison d’Israël (Mt 10), puis se poursuivait vers le reste de l’humanité, de sorte que l’Eglise, fondée par le Christ sur les apôtres, est de par nature universelle (catholique) et apostolique. Elle n’est pas une Eglise nationale, liée à un pays quelconque.

En tant que membres de l’Eglise universelle, nous sommes parfois face au risque d’être tellement pris par nos soucis et par nos préoccupations de tous les jours que nous en oublions notre appel premier, celui d’aller en avant, de témoigner de l’amour de Dieu et de le porter vers le monde. Bref, d’être lumière, porteur d’espérance aux autres. Osons nous démarquer de ce qui nous entoure. Puisons notre force en Jésus. Il nous a envoyé l’Esprit-Saint pour nous aider.

Chers frères et sœurs, le dernier commandement adressé aux disciples est d’aller vers toutes les nations. Le Christ nous répète cet appel en tant que paroisse également. Ne nous contentons pas de notre confort personnel, familial ou communautaire. Laissons-nous, en ce temps, être pénétrés par le souffle de l’Esprit qui veut nous renouveler d’avantage et qui nous invite à bouger et non à croupir dans nos habitudes.

Ne transformons pas notre paroisse en une association rigide qui ne se préoccupe que des aspects financiers, ou de l’organisation d’événements aussi importants qu’ils soient. Soyons disciples, chrétiens et fiers de l’être, dans l’humilité et le service.

Que notre paroisse soit une paroisse qui plaise à Dieu et qui lui rende gloire…

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